Pour notre santé mentale ouvrons-nous aux arts !
En ce mois d’octobre 2026, les Semaines d’Information sur la Santé Mentale, les SISM, ont pour thème : « Pour notre santé mentale, ouvrons-nous aux arts ! ».
Ça me convie à dévoiler un pan de ma démarche artistique, celle qui est souvent dans l’ombre des coulisses de mes créations, pour témoigner comment l’art et la poésie, tels que je les pratique, peuvent favoriser une santé mentale équilibrée.
J’ai débuté ma carrière professionnelle en tant que psychologue pendant une dizaine d’années. La question de la santé mentale fait donc partie de mes préoccupations depuis longtemps.
Quand l’artiste en moi a pris de plus en plus de place, cette dimension a toujours fait partie de mes créations. Mes œuvres ont toujours été inspirées et nourries du monde des symboles, de la spiritualité, des sagesses traditionnelles et, sans forcément en avoir une intention consciente, elles se sont toujours présentées comme une sorte de voie initiatique de connaissance de soi. Aujourd’hui encore le fil rouge de l’évolution intérieure, tant individuelle que collective, sous-tend en filigrane toutes mes propositions artistiques.
Si l’on se réfère à la définition de la santé mentale donnée par l’organisation mondiale de la santé (OMS), celle-ci correspond à « un état de bien-être mental qui nous permet de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté. Elle fait partie intégrante de la santé et du bien-être, sur lesquels reposent nos capacités individuelles et collectives à prendre des décisions, à nouer des relations et à bâtir le monde dans lequel nous vivons ».
Alors en quoi ma façon de pratiquer l’art et la poésie peut être source de santé mentale ?
Ma façon de créer répond à un élan de partager, de semer, de diffuser la Lumière et l’Amour. Je suis convaincue, pour l’avoir expérimenté à maintes reprises, que toute chose en ce monde est porteuse d’une information vibratoire et que toute œuvre diffuse l'empreinte énergétique de l’état intérieur, émotionnel, dans lequel elle a été réalisée. Je ressens donc comme une responsabilité de laisser dans le monde une trace la plus lumineuse possible et suis donc vigilante à ne créer que lorsque je me sens en paix, en ouverture, en joie. Dès le début de mon cheminement artistique, j’ai déposé sur les toiles, des arc-en-ciels, des soleils, des arbres. J’ai aussi dansé la voix de la nature, en développant un mouvement spontané, dans l’instant, dicté uniquement par la présence à mes ressentis. Et depuis quelques années, la nature, et en particulier les animaux, m’ont choisie comme porte-parole et c’est grâce aux poèmes et à la peinture numérique que je transmets les messages qu’ils souhaitent partager avec les humains.
Donner vie dans la matière aux inspirations de mon âme, c’est ma façon de prendre soin de ma propre santé mentale en même temps que de celle des autres.
Pour moi, la poésie, bien avant d’être des mots qui riment, c’est surtout un regard que je pose sur la vie, une manière d’arpenter ses chemins. Vivre en poésie, c’est cultiver ma capacité d’émerveillement, semer des graines de beauté, être en gratitude pour les cadeaux reçus, nourrir ma confiance, ouvrir ma conscience, expanser mon cœur et le remplir de paix et surtout me connecter à la profonde sagesse de la nature.
De mon point de vue, issu de mon expérience personnelle et professionnelle, une santé mentale équilibrée passe obligatoirement par une introspection, une écoute sincère de ce qui se passe en soi, une capacité à le mettre en mots avec un vocabulaire adapté pour le communiquer aux autres et par des liens sociaux de qualité.
En ce sens, les coffrets poétiques « Je t’aime Dame Nature », recueils des messages que les animaux me partagent quand je me balade dans la nature, véritables petites pépites philosophiques, y participent. Je propose de les découvrir en famille, de manière intergénérationnelle, entre amis, se mettre ensemble autour d’une table, chez soi, dans un parc, sur une couverture de pique-nique dans un coin de la forêt, au bord d’une rivière, regarder l’illustration, puis écouter le poème et porter sa conscience sur ses ressentis, ses émotions, les images que cela suscite et ensuite partager ce que cela nous fait vivre.
Ce faisant, non seulement j’apprends à m’observer et à me dire avec mes mots, mais je développe également ma capacité à recueillir et accueillir la parole et l’expérience de l’autre. J’apprends à faire confiance à ce que je ressens et à honorer ma propre vérité. Je reconnais qu’une même situation peut être vécue différemment par les uns et les autres et que personne ne détient LA vérité absolue. Je prends plaisir à la rencontre authentique de moi-même et de l’autre et je crée ainsi des liens durables fondés sur le respect et la compréhension mutuels, tout en nourrissant un vivre ensemble heureux.
Les messages des animaux, en m’incitant à réfléchir sur la façon dont je traverse ma vie, me donnent la possibilité d’effectuer, en cas de besoin, des transformations salvatrices pour mon bien-être, tant mental que physique.
Une santé mentale équilibrée se cultive également selon moi dans un rapport étroit avec la nature et grâce à une activité physique qui met en jeu le corps de manière douce et sans excès.
Nombre d’études montrent que les arbres dispersent dans l’air des molécules qui favorisent le bien-être intérieur, que le chant des oiseaux influe sur la croissance les plantes, réduit le stress et l’anxiété, que la musique qu’émettent les végétaux procure calme et détente, que l’activité physique dénoue les tensions et est source de régulation émotionnelle. Les Japonais, à l’origine du « shinrin-yoku » ou « bain de forêt », ont depuis longtemps compris les bienfaits d’une promenade en nature. Le vivant est un savant tissage où tout est interrelié, les états d’être de chaque protagoniste ont donc des impacts sur tous les autres, de même l’état de notre corps influe sur notre mental et vice versa.
Les sentiers poétiques que j’installe sur les territoires, répondent à ce besoin de bouger et de s’immerger dans l’élément naturel pour une santé mentale optimale. En proposant une balade tranquille, ils amènent à ralentir dans un ici et maintenant paisible. En invitant à prendre le temps d’observer autour de soi, ils permettent de remarquer des détails du paysage qui sans cela seraient passés inaperçus et cela connecte intimement avec l’environnement. En décelant ainsi la beauté qui se cache dans la nature, j’amplifie l’amour que je lui porte et cela me donne envie de la chérir et de la protéger. Et en partageant ce moment précieux avec des gens qui me sont chers, j’enrichis les relations que nous entretenons.
Vous l’aurez compris, sans être fondamentalement et intentionnellement thérapeutiques, mon art et ma poésie contribuent néanmoins à entretenir une santé mentale et physique harmonieuse.
Ma maxime : « La poésie n’est pas seulement un geste artistique, mais également une question de santé publique » © Sylvie Curioz

Pour découvrir mes créations :






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